Uneplateforme de mise en relation entre patients et infirmiers libéraux sème la discorde. Société Santé. Les désaccords autour d' un Ily a deux inconvénients majeurs lorsqu’on utilise exclusivement les plateformes de mise en relation restaurant / clients : La plateforme prend des commissions parfois très importantes sur la réservation ou la commande. Votre établissement dépend d’un tiers pour être visible. Soyons réaliste. Lafourchette, TripAdvisor et consorts Plateformede mise en relation = centrale de réservation Actu Juridique Commentaires La plateforme Teezily qui est une plate-forme permettant à des créateurs de proposer leurs créations qui, si elles rencontrent l’intérêt des utilisateurs, feront l’ objet de produits fabriqués et commercialisés, bénéficie bien du statut d’ Ledécret n° 2021-501 du 22 avril 2021 relatif aux indicateurs d’activité des travailleurs ayant recours à des plateformes de mise en relation par voie électronique est paru au JO du 25 avril 2021. Ce décret est pris en application de l’article 44 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités. Il assure l’application des dispositions de l’article L Lapremière plateforme de mise en relation gratuite, dédiée aux assos étudiantes ! Publiez votre besoin et recevez rapidement des devis d’entreprises certifiées. Clément Desanghere . Étudiant en M1 à Neoma BS, passionné par les vins et spiritueux. Ancien vice-président d'Acces l'association étudiante qui promeut l'excellence des produits français dont le champagne. Et membre de l Lesplateformes de mise en relation à succès sont donc en général des plateformes qui proposent une catégorie de biens ou de services capables de satisfaire tant bien des personnes aptes à les proposer, que ceux potentiellement intéressés par ces services. L’applicabilité à tous les secteurs . Le deuxième élément qui joue en la faveur de ces ntrF0h. Depuis ces dernières années, le nombre de travailleurs indépendants ne cesse d’augmenter en France. Actuellement, plus de 3,6 millions de personnes ont choisi ce statut. Pour répondre aux besoins de ces derniers, des plateformes de mise en relation ont été créées. Elles ont pour objectif de faciliter l’interaction entre les travailleurs freelance et les entreprises. Quel est l’enjeu de ces plateformes spécialisées ? Qu'est-ce qu'une plateforme de mise en relation ?Une plateforme de mise en relation est un espace où les prestataires peuvent trouver des professionnels disposant d’une expertise particulière. Certaines peuvent être très génériques quand d’autres se concentrent sur un domaine particulier. Le but est alors de suggérer les profils les mieux adaptés aux attentes des entreprises qui ont besoin de compétences existe de nombreux types de plateformes qui fonctionnent toutes différemment. De plus, elles ont chacune leur propre politique de prix. Par exemple, certaines prennent des commissions à chaque service rendu. D’autres exigent également un pourcentage du montant facturé. Généralement, pour les plateformes de freelance, un abonnement mensuel est exigé pour avoir accès à leur base de la mise en relation est en plein essor en France, surtout pour les start-ups. Cela, parce que cette méthode concerne tous les secteurs. De plus, avec l’évolution d’internet et de la technologie, les plateformes de mise en relation sont devenues plus utiliser une plateforme pour trouver des consultants ?Les plateformes de freelance permettent à une entreprise d’avoir accès à un large panel de profils. Ainsi, les prestataires peuvent facilement trouver les professionnels qui répondent à leurs attentes. Ceci, dans un délai très court et à moindre le monde est gagnant sur une plateforme de mise en relation. En proposant un service de qualité, celles-ci attirent davantage de freelances. Par conséquent, le nombre d’entreprises qui y ont recours augmente. Ainsi, l’utilisation d’une plateforme de mise en relation présente beaucoup d’avantages pour les deux parties. En outre, elles sont également une garantie pour les entreprises. En effet, cette alternative limite les risques d’impayés et les retards de ailleurs, les plateformes de mise en relation présentent d’autres avantages pour les startups. En effet, il est parfois difficile de gérer les parties administratives en phase de lancement. Sur ces plateformes spécialisées, il existe plusieurs solutions pour les consultants indépendants. Elles proposent par exemple des devis préétablis et des factures. De plus, les systèmes de paiements y sont plateforme de mise en relation choisir ?En France, le nombre de plateformes de mise en relation augmente de plus en plus. Il existe celles qui proposent des services bien précis et celles qui s’occupent de divers secteurs. Par ailleurs, si vous recherchez des consultants IT et digitaux, il convient de faire appel à Freelance Informatique. Cette entreprise est spécialisée dans ce domaine. Tous les jours, vous y trouverez de nouvelles offres de missions. De plus, celles-ci sont proposées principalement par des Grands Comptes. L’entreprise a été fondée en 2001. Ainsi, avec une vingtaine d’années d’existence, Freelance Informatique dispose de toutes les compétences nécessaires pour répondre à vos demandes. À savoir que depuis sa création, cette plateforme freelance travaille avec des Grands Comptes. Ainsi, son expertise lui permet de connaître précisément les besoins des entreprises et des travailleurs indépendants dans ce domaine. De plus, les offres s’adaptent suivant l’évolution des contraintes des plateformes présentes sur le marchéCertes, les plateformes de mise en relation présentent beaucoup d’avantages, mais quelques inconvénients sont tout de même à prendre en compte. Du côté des freelances, le problème est la concurrence grandissante. En effet, des milliers de candidats s’inscrivent chaque jour sur ces plateformes. Pour ceux qui proposent des prestations relativement répandues, les chances de décrocher une mission sont plus, ces portails mettent en concurrence directe les travailleurs experts et les débutants. Ainsi, il est difficile de justifier les tarifs car les start-ups ont tendance à tirer les prix vers le bas ».En outre, le coût peut également devenir une contrainte. En effet, l’inscription est généralement payante sur ces plateformes. De plus, à condition de payer un abonnement mensuel, une commission est prélevée à chaque mission. Or, celle-ci peut augmenter jusqu’à 30 % le prix de la prestation. Skip to content NEWSCHRONIQUESREPORTAGESINTERVIEWSPLAYLISTSÀ PROPOSCONTACT The Artist’s Corner la plateforme de mise en relation d’artistes avec des professionnels de la musique sera inaugurée le 1er juin ! L’industrie musicale, un monde qui semble bien inaccessible pour bon nombre d’artistes se lançant à peine dans leur carrière. Souvent, on entendra qu’il est difficile de contacter tel ou tel label, tel éditeur, tel booker ou encore tel manager pour pouvoir promouvoir sa musique et passer à l’étape supérieure. Si de nombreuses plateformes comme SubmitHub ou encore MusoSoup tentent de briser la barrière qui existe entre les médias et les artistes, d’autres comme RekYou tentent de le faire pour les studios d’enregistrements ; The Artist’s Corner tente quant à elle de faciliter les mises en relation entre artistes et professionnels de la musique, et ce d’une manière radicalement différente de celle de Groover. Pensée de la même manière que Malt pour la mise en relations d’entreprises avec des freelances experts, The Artist’s Corner compte bien faciliter les échanges entre les divers acteurs de l’industrie musicale et ce dès le 1er juin, et plus de 200 prestataires se sont déjà pré-inscrits sur le site ! Pour entrer en contact avec les professionnels sur la plateforme, rien de plus simple. Il suffit de s’inscrire dessus en tant qu’artiste ou en tant que prestataire en remplissant le formulaire de contact en bas de page, attendre que son profil soit validé, et ensuite naviguer sur le site pour trouver la bonne personne qui pourra répondre à nos questions. Plusieurs services sont proposés sur le site, allant de séances de coaching avec un expert de la direction artistique visuelle ou la recherche d’un ingénieur son pour pouvoir mixer et masteriser correctement ses oeuvres. Sont également disponibles des avocats pour la relecture des contrats et gestion des différends entre signataires, des professionnels capables de gérer avec et pour le compte d’artistes leurs demandes de subvention, ou encore des studios d’enregistrement qui facilite le booking de séances chez eux pour enregistrer une prise de voix ou les instruments de ses futures productions. On attend donc avec impatience le lancement officiel de la plateforme le 1er juin pour voir se développer les relations au sein de l’industrie musicale ! Communiqué de presse lancement de la plateforme The Artist’s Corner THE ARTIST’S CORNER La 1ère marketplace à 360 ° dédiée au secteur musical Fondée par Margaux Chouraqui et Isadora Chappuis, The Artist’s Corner est la 1ère marketplace dédiée au secteur musical. Disponible à partir du 1er juin, la plateforme référence déjà plus de 200 prestataires. Un besoin pour enregistrer un album, faire des demandes de subventions ou des conseils juridiques ? THE ARTIST’S CORNER est une communauté qui permet aux artistes et aux professionnels de trouver les contacts nécessaires au lancement et au développement de leur projets. Pour cela les artistes auront le choix parmi 3 catégories – Le coaching & les formations qui permet d’accéder à des heures de coaching et/ou de formations ponctuelles avec divers professionnels manager, booker, attaché de presse, directeur de studio … – Les services qui permet de développer son projet artistique et de travailler avec des réalisateurs, directeurs artistiques, graphistes, cadreurs, ingénieurs du son, managers, community manager, photographes, avocats… – Les studios de répétition et d’enregistrement qui permet de réserver des séances d’enregistrement, de mixage et / mastering avec les studios partenaires. Avec le contexte actuel, la visio est développée pour faciliter les échanges. L’inscription est gratuite mais une commission de 10% sera demandée sur les transactions. À cela s’ajoute 2 euros HT de frais de service pour le client ainsi que des frais applicables aux prestataires par le gestionnaire de paie, Mangopay. Les prestataires créent leurs profils en renseignant leurs informations, leur parcours, leurs réalisations et affichent leurs tarifs. Les artistes contacteront directement les professionnels et enverront une description de leur projet. Par la suite le professionnel sera libre d’accepter ou de refuser leurs propositions de collaboration. Plus d’informations sur le site de The Artist’s Corner. Rédactrice web depuis plusieurs années, j'ai une passion prononcée pour les musiques électroniques et alternatives. Des envolées synthétiques de Max Cooper aux mélodies et textes introspectifs de Banks, mon radar détecte les nouveautés des scènes indépendantes françaises et internationales, et ce entre deux stratégies de communication pour des labels et artistes indépendants !Articles similaires Page load link Le secret pour perdurer dans le monde de l’indépendance est assez simple trouver régulièrement de nouveaux clients et avoir un taux de satisfaction client proche de 100%. Il n’y a qu’à ces deux conditions que vous pourrez espérer avoir une carrière en tant que freelance. Pour cela, il est nécessaire de consacrer au moins 30% de votre temps à l’entretien et l’élargissement de votre portefeuille client. Heureusement, depuis l’essor d’internet, de nombreux outils sont à votre disposition pour vous simplifier la vie. C’est le cas notamment des plateformes de mise en relation entre clients et indépendants. Focus. L’objectif / l’intérêt des plateformes Le but de toute plateforme de mise en relation est de générer le plus possible de match entre ses clients et les micro-entreprises proposant leurs services. En effet, elles se rémunèrent généralement en prenant une commission sur chaque transaction. En tant qu’auto-entrepreneur, elles ont donc le double avantage de vous permettre d’accroître rapidement votre développement en vous trouvant de nos clients mais aussi d’augmenter votre visibilité et votre e-réputation à moyen terme. Pour profiter au maximum des plateformes de mise en relation, nous vous conseillons donc de vous inscrire sur plusieurs sites à la fois. Sur certains, comme Malt, une fois votre profil rempli, vous serez passif c’est au client d’entrer en contact avec vous. Sur d’autres plateformes, comme Jooble, vous serez à l’origine des recherches. Vous devrez faire votre prospection parmi les offres de missions publiées sur la plateforme et entrer en contact avec votre potentiel client. Les deux systèmes étant complémentaires, il est intéressant de les coupler, sans oublier bien sûr d’explorer régulièrement tous les autres moyens à vôtre disposition pour trouver de nouveaux prospects réseau personnel et professionnel, LinkedIn, Viadeo, blog professionnel, etc. Quelles sont les plateformes phares ? Tout dépend bien sûr de votre métier mais les plateformes les plus plébiscitées par les indépendants aujourd’hui sont Malt, Upwork, Fiverr, 5euros, Kang. Ensuite, à vous de voir quelles sont les spécificités qui vous correspondent le plus et qui répondent à vos besoins propres. Kang par exemple, propose des missions à réaliser par téléphone, ce qui peut être un atout pour certaines professions quand Malt assure vos missions à hauteur de 20 millions d’euros grâce à leur assurance responsabilité civile AXA, un avantage certain si vous devez manipuler du matériel informatique coûteux entre autres. Comment fonctionne les plateformes de mises en relation ? Il existe aujourd'hui une multitude de plateformes de mise en relation entre freelance et entreprises. Certaines sont spécialisées sur des expertises, d’autres se concentrent sur un marché la France ou l’international ou se distinguent par les services qu’elles proposent. Mais toutes ont plus ou moins le même mode de fonctionnement. Tout d’abord, elles permettent aux indépendants de s’inscrire et de mettre en ligne leur profil, savoir une brève description, une photo, un CV et quelques renseignements complémentaires. Alors que sur certaines comme Jooble, c’est à l’indépendant de postuler à des annonces de missions mise en ligne par les entreprises, d’autres misent davantage sur un système inversé. Sur Malt par exemple, les freelances indiquent simplement leurs disponibilités et c’est l’algorithme qui propose leurs profils aux entreprises. C’est à elles que reviennent la lourde tâche de faire leur marché parmi le pool d’autoentrepreneurs disponibles. A vous de voir quelle approche vous convient le mieux. S’inscrire sur les plateformes de mise en relation Toutes les plateformes permettent de vous inscrire en quelques clics. En général, il vous suffit de rentrer votre nom, prénom, adresse e-mail et de créer un mot de passe. Ensuite, vous pourrez remplir votre CV et votre biographie. Quel que soit la plateforme que vous choisissez, ne négligez pas cette étape. En effet, c’est la plus important pour être visible dans les recherches et attirer vos clients potentiels. Enfin, vous indiquerez également vos disponibilités, votre rayon de déplacement et votre taux horaire ou journalier souhaité. Les plus élaborées et les plus sécurisées vous demanderont également des documents pour vérifier votre identité, votre statut juridique et vos coordonnées bancaires. Un gage de sécurité qui peut faire la différence ! Combien coûtent les services des plateformes de mise en relation ? La plupart des plateformes de mise en relation fonctionnent sur la base d’une inscription gratuite. C’est une fois votre mission signée que les frais de service apparaissent. En général, ils sont de 20%. Parfois, ils sont dégressifs lorsque la relation est établie et que les prestations sont récurrentes. C’est le cas notamment avec Malt où les commissions ne sont plus que de 5% après trois mois de mission avec le même client, ce qui a l’avantage de favoriser les prestations longues. D'autres mises sur des abonnements comme Upwork, qui limite le nombre d’offres auxquels les freelances peuvent postuler chaque mois à moins de payer un forfait mensuel. Encore une fois, à vous de voir le système qui vous convient le mieux. Toutefois, avant de souscrire à un abonnement, commencez toujours par tester la plateforme pour voir si elle répond à vos attentes spécifiques. Et inscrivez-vous bien sûr sur plusieurs plateformes pour maximiser vos chances de faire mouche. Prism’emploi, en lien étroit avec d’autres organisations professionnelles soucieuses d’alerter leurs adhérents sur les risques d’une mauvaise interprétation, conteste fermement la pertinence de telles prises de position médiatiques, qui présentent les deux décisions judiciaires susvisées comme une victoire pour les plateformes. Il convient tout d’abord de restituer à ces deux décisions judiciaires auxquelles Prism’emploi n’était pas partie leur portée exacte s’agissant de la première décision, civile, il convient de rappeler qu’elle a été rendue en matière de référé et que les juges ont donc tranché sur la base de la situation apparente et non sur le fond du dossier ; s’agissant de la seconde décision, pénale, faute de publication, il est en l’état impossible d’en apprécier la teneur, mais il doit être rappelé que juridiquement, le non-lieu qui aurait été confirmé n’empêche pas la réouverture d’une information judiciaire en cas de survenance de nouveaux éléments. Il est en revanche constant que les juges de la Cour de cassation attendent des juges du fond qu’ils vérifient les conditions d’exercice concrètes de l’activité des micro-entrepreneurs. Ainsi, l’arrêt de la Cour de cassation du 12 janvier 2022 publié et largement commenté rappelle, comme dans l’arrêt Uber du 4 mars 2020, que l'existence d'une relation de travail ne dépend ni de la volonté exprimée par les parties ni de la dénomination qu'elles ont donnée à leur convention mais des conditions de fait dans lesquelles est exercée l'activité des travailleurs ». De ce point de vue, la jurisprudence, constante, de la Cour de cassation est parfaitement convergente avec le projet de directive présenté le 9 décembre 20211 par la Commission européenne, qui pose le principe d’une présomption de salariat en fonction de critères de fait. Ce projet indique explicitement, dans son exposé des motifs, que l’application de la directive de 2008 relative au travail temporaire » s’applique d’ores et déjà aux plateformes numériques, compte tenu de la relation contractuelle généralement triangulaire dans le contexte du travail via une plateforme. Ainsi, il précise que selon son modèle commercial et selon que ses clients sont des particuliers ou des entreprises, une plateforme de travail numérique pourrait être considérée comme une entreprise de travail intérimaire qui met ses travailleurs à la disposition d’entreprises utilisatrices. » Dès lors l’analyse d’un éventuel lien de subordination est un préalable indispensable avant tout recours à des micro-entrepreneurs via une plateforme d’emploi ; et la mise en relation de faux-indépendants en situation de subordination juridique dans une entreprise cliente s’analyse bien en une activité de travail temporaire déguisée, la présomption de non-salariat ne pouvant pas faire écran à la réalité de la relation de travail. Prism’emploi se félicite par ailleurs que sa position, fondée sur les textes européens et français déjà en vigueur, soit partagée tant par la Commission européenne que par la World Employment Confederation-Europe sur ce sujet. Pour une analyse plus complète, Prism’emploi le Blog publie le décryptage apporté par son invité, Grégoire Loiseau, Professeur de droit à Paris 1 Panthéon Sorbonne. Enfin, Prism’emploi s’indigne des positions relayées par la presse, selon lesquelles il se livrerait à une guérilla judiciaire » à l’encontre des plateformes de mise en relation. Cette accusation d’instrumentaliser la justice est inadmissible et particulièrement grave. Respectant strictement son objet social et les droits que la loi lui confère en qualité de syndicat professionnel, Prism’emploi poursuit et poursuivra les entreprises qui méconnaissent sciemment le cadre légal du travail temporaire. 1 Proposition de directive relative à l’amélioration des conditions de travail dans le cadre du travail via une plateforme Chroniques d’expertsChaire Salesforce, Stratégie Le 07/05/2019 © GETTY IMAGES Temps de lecture 6 minutes Le succès de nombreuses entreprises telles qu'Airbnb et Uber peut s’expliquer par leur modèle de plateforme multiface. Netflix, Airbnb, Uber, Alibaba et Amazon. Ces entreprises font désormais partie des acteurs les plus innovants dans leur domaine, d’après le classement du BCG 2018. Pour beaucoup, ces pure players n’existaient pas au début des années 2000. Pour autant, ils ont su s’imposer en s’appuyant souvent sur un modèle de plateforme », qui permet de réduire les coûts de transaction et d’optimiser les sources de revenus. Un modèle considéré par de nombreuses entreprises comme le modèle organisationnel d’excellence, à tel point que l’on parle de capitalisme de plateforme » comme en témoigne le livre du philosophe britannique Nick Srnicek Capitalisme de plateforme, l’hégémonie de l’économie numérique » Lux, 2018.Le modèle économique des plateformes repose sur une digitalisation de la mise en relation entre des acheteurs et des vendeurs ou des producteurs d’information et des usagers/clients souhaitant en savoir plus sur un service ou un produit réserver un hôtel, visiter un monument, commander un taxi, etc.. Les premières plateformes se caractérisaient par un modèle classique biface » de mise en relation entre des acheteurs et des vendeurs, mais depuis quelques années, elles ont enrichi leur proposition de valeur et sont devenues pour certaines multifaces » multisided platforms », en anglais.Des écosystèmes sources de valeurOn peut définir une face comme un groupe de clients ou d’utilisateurs homogènes avec des besoins, des comportements et une propension à payer similaire. Ce modèle prend tout son sens depuis plusieurs années car il repose sur le développement d’écosystèmes, à savoir que la production d’un service peut être lié par exemple à plusieurs sources de collectes d’informations qui vont permettre d’en accroître la valeur. Par exemple, sur Tripadvisor, on peut trouver le descriptif d’une prestation, des avis et des commentaires de clients, des photos prises par les utilisateurs, etc. Cela va augmenter la valeur perçue des données de la plateforme par les internautes qui vont estimer que les informations sont crédibles et les plateformes multifaces, plusieurs catégories d’utilisateurs interagissent entre eux. La plateforme agit comme un intermédiaire qui va générer des externalités de réseaux indirectes, c’est-à-dire que la valeur de l’offre ou du produit va augmenter avec le nombre d’utilisateurs. Par exemple, lorsqu’un client se connecte sur Amazon, il va pouvoir choisir parmi les produits référencés dans le catalogue et disponibles dans ses entrepôts, mais aussi parmi des produits proposés par d’autres fournisseurs. Il va donc avoir accès à une offre beaucoup plus large, ce qui va renforcer son intérêt pour la plateforme. Cela est possible car Amazon référence d’autres acteurs qui proposent des produits non disponibles en stock ou complémentaires des siens en contre-partie d’une commission sur les ventes. Plus il y a de clients qui utilisent la plateforme d’Amazon, plus cela incite les fournisseurs à y proposer leurs produits. Mais le cercle est tout aussi vertueux pour le géant du e-commerce, car plus il y a de produits référencés au sein d’une même plateforme, plus cela incite les internautes à visiter cette prix ajustés en temps réelDans l’ouvrage En attendant les robots, enquête sur le travail du clic » Seuil, 2019, le sociologue Antonio A. Casilli définit les plateformes multifaces comme des mécanismes multifaces de coordination algorithmique qui mettraient en relation diverses catégories d’usagers produisant de la valeur ». Ces plateformes ont envahi notre quotidien Uber, Airbnb, Amazon, etc. et véhiculent l’idée d’une nouvelle logique transactionnelle reposant sur des prix ajustés en temps réel entre l’offre et la demande, la réduction des coûts de transaction et l’analyse d’un très important volume de data souvent issue des données personnelles des ce modèle de plateforme multiface est un business model très efficient puisqu’il permet de diversifier les sources de revenus, voire de mettre en œuvre des effets de synergies entre elles – la mise en relation d’acheteurs et de vendeurs qui est monétisée avec, le plus souvent, un prélèvement de commissions sur l’un des versants de la plateforme ;– la collecte à grande échelle de données et leur revente à d’autres acteurs ;– la mise à contribution des usagers qui vont par eux-même et gratuitement alimenter la plateforme, contribuant ainsi à créer de la valeur autour de la data récoltée enrichissement des données textuelles par des photos ou des vidéos, notation de produits et de services, rédaction de commentaires, etc.– la récolte de données sur les usages à partir des dispositifs d’intelligence artificielle sans que les clients en aient forcément conscience afin de pouvoir proposer de nouveaux services monétisés à moyen terme Alexa, l’enceinte connectée d’Amazon capte par exemple de très nombreuses données qui peuvent être utilisées par l’entreprise ou par ses partenaires pour proposer des produits et des services additionnels.Une logique de datafication » Contrairement à une forme de fantasme véhiculé par les médias autour des progrès technologiques de la robotisation et de l’IA, ces plateformes multifaces reposent sur une logique de datafication », mettant souvent à contribution de la main d’oeuvre humaine. Les individus sont soient rémunérés comme dans le cas emblématique de la plateforme Mechanical Turk d’Amazon, soit non rémunérés, dans une logique de progrès, comme avec le système ReCAPTCHA de les plateformes multifaces recourent à une forme d’externalisation des tâches dans une logique de fragmentation à l’extrême faisant que chaque utilisateur devient contributeur de valeur sans même qu’il en ait forcément conscience. La valeur conférée à la data provient du nombre d’utilisateurs qui vont participer à la qualification de celle-ci commentaires, rating, photos, vidéos, etc., mais également du fait qu’elle est quasiment mise à jour en temps réel grâce à une connexion permanente des utilisateurs à la plateforme. L’essor des smartphones et l’accès à Internet quelle que soit la localisation permet cette actualisation en temps réel des données, mais participe aussi à une forme de conditionnement des utilisateurs, désormais habitués et encouragés par des dispositifs de reconnaissance sociale ou de gamification à alimenter en permanence les plateformes risque de communication négativeEn effet, Tripadvisor serait-il l’intermédiaire le plus utilisé dans le domaine du tourisme sans les commentaires et les notations de ses 600 millions utilisateurs ? Sa valeur ne provient pas uniquement des avis déposés ou des systèmes de rating avec une note globale des prestations. Puisque les utilisateurs cherchent des avis d’autres utilisateurs qui leur ressemblent », une grande partie de sa valeur provient du fait qu’il est possible de segmenter le rating par catégorie d’utilisateurs famille, couple, voyage solo, etc.. Le travail réalisé par les utilisateurs de la plateforme permet de caractériser les attributs de l’offre services, propreté, qualité de la prestation, accessibilité, etc. de manière extrêmement précise et à un coût très faible. Néanmoins, il peut y avoir des effets négatifs lorsque la valeur de la data provient en grande partie des utilisateurs. Par exemple, les consommateurs insatisfaits, qui génèrent un bouche-à-oreille négatif, ont tendance à communiquer davantage autour d’eux que ceux qui sont satisfaits. Or, les consommateurs qui reçoivent ce type d’information ont tendance à lui accorder plus de crédit que s’il s’agissait d’une information est fort à parier que ce modèle de plateforme multiface perdurera avec la masse croissante de data qui est générée mais qu’il pourrait aussi être à l’origine de nouvelles innovations avec des technologies telles que le deep learning à la condition, par exemple, que les utilisateurs soient prêts à accepter d’aller encore plus loin dans l’exploitation de leurs données personnelles par des tiers. Les enjeux en termes de régulation juridique du fonctionnement de ces plateformes sont devenus d’autant plus complexes que leur territorialité est souvent très étendue et que les usages évoluent plus vite que le droit. Je suis déjà abonné, je me connecte Abonnement intégral 14,50 € / mois Offre sans êtes libre de résilier à tout moment 6 Magazines, versions papier et numérique par an 4 Hors-séries, versions papier et numérique par an Accès illimité au site Havard Business Review France Sébastien Tran Directeur de l’Ecole de management Léonard de Vinci EMLV et professeur de management de l’innovation et de stratégie. Titulaire d’un doctorat en économie industrielle Université Paris-Dauphine et d’une habilitation à diriger les recherches en sciences de gestion Université de Rouen, il est également chercheur associé au laboratoire de recherche M-Lab […] Voir toutes les chroniques Sur le même sujet

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